Informations généalogiques des familles Cordier, Calot et Mullot. Echange d'informations familiales Boulay 57 Essey et Maizerais 54 Sarrey 52 Lavillenuve le Roi 52
Louis GOUSSELOT
1785 - 1857
Sergent Major
Légion d'honneur
Les campagnes Napoléonnienes
Bouton d'uniforme du 14éme de ligne.
Notre ancêtre commun avec ce cousin de la branche Haut-Marnaise DIDIER, l'épouse d'Emile CORDIER (1853-1949) est
Jacques GOUSSELOT (1650-1689) de Cirfontaines en Azois (52).
Né le 25 mai 1785, à Cirfontaines en Azois,
du Canton de Châteauvillain
en Haute Marne,
ses parents sont
Louis GOUSSELOT
et Anne Marie ROUSSELLE
tous du même village.
Conscrit de l'An XIV (1806)
il rejoint le 14éme Régiment d'infanterie de Ligne comme Grenadier.
A la Bataille d'IENA, ville allemande de Thuringe,il est au 7ée corps, dans un des deux bataillons du 14 Régiment d'infanterie de ligne, les Prussiens sont écrasés le 14 octobre 1806
Le 8 février 1807, c'est la bataille d'EYLAU, cette campagne de Pologne va opposer les armées de Napoléon aux armées Russes.Le 14éme R.I.L. est toujours rattaché au 7éme corps sous les ordres du Maréchal Augereau.
Prélude à la bataille de Friendland, la bataille d'Heilsberg, (actuellement Pologne) opposera e nouveau nos troupes à celles de Russes et des Prussiens, le 10 juin 1807. C'est dans le 4éme corps d'armée et de sa 1ére division d'infanterie que sera placé le 14éme R.I.L.
Les 50 000 hommes du 4éme corps sont devant Heilsberg où se sont repliés les Russes, qui sont plus de 90 000 hommes,mais qui seront débordés et se replieront sur Friedland pour y livrer bataille le 14juin.
Devant Heilsberg, 10 000 de nos hommes seront tués.
Le "14" rentre en France pour aller se réorganiser à Bayonne et va peu après, prendre part à la guerre d'Espagne à partir du 23 juillet 1808. Après le siège de Sarragosse où il reviendra par la suite, le "14", avec le Maréchal Lannes, va contribuer à la victoire de Tuléda en enlevant 14 pièces de canons et en pénétrant en force dans la ville. Ce sera ensuite une succession ininterrompue de batailles jusqu'en 1814. Au mois de janvier 1814, le major Bugeaud prend le commandement du "14" qu'il conduit successivement à Girone, à Figuières puis à Narbonne et Nîmes avant de le ramener à Orléans en qualité de Colonel, grade auquel il est promu le 11 juin 1814.
1815. En mars, L'Empereur qui a quitté l'île d'Elbe débarque près de Cannes et marche sur Paris en passant par la route des Alpes. Le 6 mars, les bataillons du "14" sont envoyés l'arrêter . Au lieu de cela; ils reprennent la cocarde tricolore et, à partir d'Avallon, forment l'avant-garde de l'armée qui ramène l'Empereur à Paris le 20 mars 1815.
Le 18 juin, Waterloo marque la fin des 100 jours. Le 27, le colonel commandant le "14" qui sait qu'une colonne de 10 000 Autrichiens va l'attaquer le lendemain demande du secours. Mais il ne reçoit que le bulletin de la défaite de Waterloo. Quelques instants après, arrive la députation du "14" qui apporte l'Aigle remise au Champ de Mars et fait courir le bruit d'une nouvelle abdication de l'Empereur. Il lit lui-même à son régiment rassemblé le bulletin de Waterloo, présente l'Aigle et s'écrie : "Soldats du "14", voici l'Aigle. C'est au nom de la Patrie que je vous la présente, car si l'Empereur, comme on l'assure, n'est plus notre souverain, la France reste. C'est elle qui vous confie ce drapeau, il sera toujours pour vous le talisman de la victoire. Jurez que tant qu'il restera un soldat du "14" aucune main ennemie ne s'en approchera " "Nous le jurons !" répondirent tous les soldats et les officiers sortant du rang et brandissant leur épée". A ce moment arrive un courrier qui annonce l'arrivée de l'ennemi. "Tant mieux, il ne pouvait nous trouver dans de meilleures dispositions... Messieurs, reprenez vos postes !" s'écrie le Colonel. Dans les glorieux combats qui vont suivre près d'Ugine, le "14" met hors de combat 1200 autrichiens.
Après ces ultimes faits d'armes, les régiments de la Grande Armée sont dirigés sur leurs garnisons où les bataillons sont licenciés
Le 14ème régiment d'infanterie est dissous le 11 novembre 1815.
C'est avec effet rétroactif, que la restauration régularise la situation des militaires, la date d'effet au 17 mars 1815, est fixée avant la fuite de Louis XVIII, et avant les Cent-jours et le retour de Napoléon;
Et, comme preuve de soumission au régime,
il doit signer le serment de fidélité au Roi.
De retour à Cirfontaines en Azois, Louis Gousselot, alors âgé de trente ans, va épouser Anne Marie MOUCHOTTE qui n'a alors que 18 ans (1797-1883)
Il aura sept enfants, mais une seul fils :
- Ambroise GOUSSELOT, célibataire qui décédera chez ses parents à Cirfontaines en Azois à l'âge de 25 ans (1829-1854).
Deux autres filles décéderont trés jeunes:
- Marie Anne Louise Justine Joséphine GOUSSELOT, à 15 mois, (1816-1818)
- Marie Louise GOUSSELOT,décéde à dix jours (1827-1827)
Une autre fille restera célibataire et décédera chez sa mére:
- Marie Anne Louise GOUSSELOT, couturiére à Cirfontaines, décédera à 40 ans (1818-1858)
Sa fille,
- Marie Anne Marceline GOUSSELOT (1824-1900), veuve de Louis Etienne POINSOT, épousera Jean Baptiste BABOUOT, originaire de Colombey les deux égises en 1865.
En dehors de leurs naissances, je n'ai pas d'autres renseignements concernant les filles
- Marie Edmée Honorine GOUSSELOT, née le 5 août 1820 à Cirfontaines en Azois.
- Marie Anne Justine GOUSSELOT, née le 1er mars 1822 à Cirfontaines en Azois.
Louis GOUSSELOT, décédera à Cirfontaines en Azois, le 9 Août 1857, cette page est destinée à honorer le souvenir de cet ancien "grognard" de Bapoléon et de tout ceux qui ont participé à toutes ces campagnes.
Son épouse, Marie Anne MOUCHOTTE, décédera à son domicile Grande rue, en face de la place publique à Cirfontaines en Azois (52) le 12 mars 1883 à quatre heures du matin.