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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 23:10

l'année 1944, vécue par Jean Cordier

En ce mois de Mai 2009, je récupére un carton de souvenirs et de documents rangés dans un grenier et dans lequel je découvre ce calepin écrit au jour le jour par mon papa.
Il va à Paris à l'école régionale du 10 janvier au 12 février.
18 février:  Conflans 141C95
19 février: Blainville
20 février: Champigneulles
23 février: Lunéville
25 février: Chalons sur Marne.
1er mars: Bar le Duc.
2 mars: Pagny sur Moselle.
14 mars: grue à Dongermain.
15 Mars: atelier et éveilleur.
17 mars: Bar le Duc, rupture bielle sur 231B3
21  au 27 mars: réserve autorails.
16 avril: Conflans et Pompey.
17 avril: Chaligny.
18 avril: atelier et manoeuvres à St Georges.
19 au 22 avril: Moncel.
28 et 29 avril: Ludres 141C444.
2 mai: Retour Blainville 1h du matin et départ de Vonnette pour Essey.
9 mai: Toul, pilote.
13 au 21 mai: Malade.
26 mai: Avricourt.
27 mai: Epinal et Toul.
6 juin: Neufchateau 141C165.
9 et 10 juin: Vitry le François
19 Juin: Train de secours Chaligny


En juillet, dispersion des locomotives de nuit,

18 août: dispersion matinée, Essey bombardé

31 août: Repos, on entend le canon américain.

9 septembre 1944: Oncle maurice rentre, on mange chez eux.








11 septembre: Nous couchons à l'école. Plusieurs obus sur Nancy. Le quartier Ste Thérése a le plus souffert.

12 septembre: Un obus rue Ste Cécile.

13 septembre: Oncle Maurice vient nous rejoindre à l'abri.

14 septembre: les installations du dépôt saute, plus d'eau, gaz, Elect.
Le feu aux moulins Vilgrain.
Les boches partent.


15 septembre:Les américains
Nancy libéré est traversé par les américains.arrestation des collaborateurs et coupe de cheveux. Nous couchons encore à l'abri.
16 septembre: les allemands lance des obus sur Nancy il y a quelques tués. quelques miliciens déclenche une bagarre en ville et dans notre quartier. couche au lit.
17 septembre, dimanche, nous passons l'aprés midi chez Oncle Maurice.
18 septembre:Nous reprenons le travail il faut déblayer les dégats causés par les Boches.
24 septembre, dimanche AR Colombey Vélo
25 septembre: le général de Gaulle à Nancy - Travaille.

15 octobre: Nancy Toul Reims
16 octobre: Reims Paris Est Paris St Lazare
17 octobre: Paris St Lazare Valenton Villeneuve St Georges Verneuil l'étang Coulommiers Verdun Conflans Longuyon.
18 octobre: Longuyon, Longwy,Athus, Luxembourg, Esch sur Alzette, Audun, Longuyon, Baroncourt, Audun, Briey, Conflans, Onville, Lérouville Nancy.
19 octobre: Nancy Toul.
24 octobre: Toul Sezanne
25 octobre: Pantin
2 novembre: 22h30 départ Paris
4 novembre: retour sur Nancy ateliers
6 novembre: Villeneuve St Georges;
7 novembre: Paris St Lazare.
8 novembre: st Lazare Toul
9 novembre: Toul Nancy
10 novembre: Réserve de 0h à 24h, Naissance de notre petit Jean Paul à 21h15 4k300
11 novembre: Repos
12 novembre: atelier et Revigny.
17 novembre: Chateau Salins
18 novembre: Thionville.
19 novembre: Toul.
20 novembre: Repos, retour Paulette et Jean Paul.
21 novembre: Verdun
22 novembre: Sedan.
23 novembre: Mohon.
24 novembre:Verdun
26 novembre: Verdun
27 novembre: retour Verdun.
30 novembre: Paris.
2 décembre: retour Paris Nancy.
7 décembre: Longuyon Dormans
8 décembre: Dormans Nancy
15 décembre: Thionville
16 décembre: Frouard.
17 décembre: Nancy Reims Paris
19 décembre:Paris Nancy
21 décembre: Nancy Paris
22 décembre:Paris Nancy
28 décembre: Charleville

Notes:
les coordonnées de son ami américain Frank SACCO en fin de carnet (Utah USA)
La prime d'exploitation de 260 francs perçue le 17 juillet.
les prénoms pour la naissance du 10 novembre:
- Jean Paul Yvon
- Jeannine Thérése Madeleine.

la lecture de cet agenda, remise dans son contexte est assez émouvante et nous aide à imaginer la vie quotidienne de jean Cordier, tout au long de cette année 1944.
Nous pensons à toi....
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 01:24

Le Renault VH est le premier autorail moderne français. La structure de la caisse est innovante pour l'époque : elle comprend une charpente tubulaire en acier recouverte de panneaux en aluminium. Le VH est surnommé « Iroquois » à cause de sa proéminente calandre de radiateur située sur la toiture.

Ces autorails ont été produits à 90 exemplaires environ, entre 1933 et 1934. Leur numérotation SNCF est complexe, en raison de l'intégration au sein de l'entreprise nationale de VH de types différents, voire de prototypes, qui appartenaient aux anciens réseaux. Les numéros vont de X 2001 à 2336, avec beaucoup de "trous" évidemment.

- les données ci-dessous concernent le modèle de la CITEV. -

Motorisation

Renault V 12 - 220 ch.

Vitesse maxi

100 km/h

Capacité

67 passagers

Masse / Longueur

25 T - 20,40 m

Les Renault VH reçurent successivement les moteurs Renault V 12 suivants : un 220 ch.,  un 265 ch. (type 513), et enfin un 300 ch. (type 517), à 4 soupapes par cylindre. Ce dernier moteur sera ultérieurement utilisé sur d'autres autorails produits par Renault.


On reconnaitra Jean Cordier à gauche sur la photo,
avant la guerre de 1939 - 1945, il conduisait déjà des autorails rapides entre Nancy et Paris.
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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 17:28

Nicolas Maurice DIDIER voit le jour le 28 Juillet 1827 à Humes en Haute-Marne, il est fils de ciselier.(coutellerie). Il se marie avec Anne GUILLAUME, le 18 Novembre 1856 à Marmesse (52), il aura deux enfants, Emile né en 1857 qui décédera en 1871 et Eugénie notre arrière grand-mère qui verra le jour à Chateauvillain en 1860, à cette époque, il est cantonnier: mais où? mystère.

 

C'est au mariage de sa fille Eugénie avec

Emile CORDIER à Thiaucourt en 1879

qu'il est clairement indiqué que le père de

la mariée est employé au chemin de fer.

 

Nicolas décède à Essey et Maizerais chez sa fille, le 9 octobre 1914, après avoir vu l'arrivée des Bavarois qui allaient occuper le village pendant toute la grande guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Thiaucourt : Tacot

 

 

 

La mémoire familiale nous a transmise pour Nicolas, le souvenir de travaux sur voies ferrées et sur les ouvrages d'art.

 

Suite aux nouvelles frontières consécutives à la défaite de 1870, de nouvelles liaisons étaient à créer, ainsi que le futur train départemental Toul - Thiaucourt.

 

 

 

 

 

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 17:14

Nous sommes une famille de cheminots, nos anciens ont servi à la Compagnie des Chemin de Fer de l'Est, communément désignée Compagnie de l'Est, c'était une compagnie privée de chemins de fer, antérieure à la création de la S.N.C.F.  qui n'aura lieu qu'en 1938. Son histoire est directement liée à l'histoire de l'Est de la France, notamment aux deux guerres mondiales.


La compagnie est née en 1853 de la fusion de la Compagnie de Paris à Strasbourg et de la Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes. Paris : La gare de l'Est. La Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg avait été créée en 1845 pour construire et gérer les lignes de Paris à Strasbourg, Mulhouse, Nancy à Gray et Paris à Vincennes. La Compagnie de l'Est absorba en 1854 la compagnie de Strasbourg à Bâle et en 1863 le réseau des Ardennes.
          Amputée en 1871 de sa partie alsacienne et mosellane, la compagnie ne la réclame pas en 1918. Une administration d'État (le Réseau ferroviaire d'Alsace-Lorraine) gèrera cette partie du réseau jusqu'en 1937 et la création de la SNCF ; la signalisation et la conduite à droite de norme allemande perdurent encore de nos jours.
         Ceux de la locomotive: Les Gueules noires ! Au service de la traction, race fière de ses connaissances et jalouse de ses prérogatives. Le mécanicien et le chauffeur, "l'équipe" arrivaient ensemble au dépôt, marchant du même pas, penchés du même côté pour compenser le poids du sac squarmouth, une sorte de grosse sacoche en cuir. Tous deux chaussés des mêmes galoches en cuir noir, à semelles de bois, vêtus des mêmes vêtements patinés de crassin, cette poussière grasse. Ils franchissaient la porte du dépôt, passaient au "bureau de la feuille", pointaient et gagnaient la remise où leur "bécane" les attendait déjà haletante.
         Le mécanicien commençait alors le graissage, cérémonial soigneusement respecté avec la burette qu'il n'aurait jamais confié au chauffeur, qui pendant ce temps montait la pression et remplissait d'eau le tender, ainsi que le sable nécessaire pour éviter le patinage des roues dans les rampes sévères ou aux démarrages difficiles. D'emblée le mécanicien voyait s'il avait un bon ou un mauvais charbon sans trop de cailloux ni de poussières.
          C'est le charbon qui conditionnait la bonne humeur ou la "rogne" de l'équipe. Pendant la guerre celà posa de réels problèmes aux roulants. La tête au vent à guetter les signaux et le ventre au feu, quel dur métier!

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