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24 juillet 2006 1 24 /07 /juillet /2006 18:04

 

 

La Généalogie,

Notre arbre remonte au début du XVII° siècle dans les années 1607. Il représente 11 générations d'ascendance par rapport aux cousins de ma génération soit plus de 2000 aïeux potentiels.

Pour nos enfants, le potentiel est de plus de 4000. Pour nos petits enfants il est alors de plus de 8000 aïeux pour remonter la même ascendance et celle des conjoints.

Le calcul n'est pas compliqué, nous avons deux parents, quatre grands-parents, huit arrière grands-parents. Etc..

Un lieu:
Essey et Maizerais

 

Nous avons vu qu'Emile Cordier, l'un des six enfants de Jean-Nicolas, avait pris épouse en 1879, à Thiaucourt. Après ce mariage, il s'installe à 7km, à Essey et Maizerais (54) comme épicier quelque part dans la rue principale (ancien garage Davril ?).

Le 3 Mars 1889, il se porte acquéreur d?une chènevière (1) de 6 ares et 12 centiares (2) au lieu dit du Jard à Essey pour le prix de 50 Francs.

Le 22 janvier 1912, Emile se porte acquéreur pour 2600 francs, de deux maisons contiguës situées à l'angle du chemin de ville et de la rue du pont, pour les réunir en une seule bâtisse , qui sera complètement détruite pendant la guerre de 1914/1918. Il ne restera que les fondations.

Les dommages de guerre estimés par le cabinet d'architecte Lafarge de Toul seront évalués à 86186 francs le 25 octobre 1920. (soit l'équivalent de 66500 euros de nos jours)

Cette maison restera dans la famille Cordier jusqu'au décès de Gabriel Cordier en 1963.

J'ai toujours la nostalgie de cette demeure où enfant, nous passions, toutes nos vacances scolaires.

Avant que l'on ajoute Maizerais, Le nom était Essey en Voivre (Woëvre), bourg de l?ancien duché de Bar sur le Mad. Les écarts se composaient : du hameau de Maizerais, de la chapelle et du moulin de Saint Gibrien. En 1822, il y avait 750 habitants , aujourd'hui, il n'y en a plus que 375 .

Les habitants se nomment les Acaciens et les Acaciennes..

Le village appartenait à l'origine à l'abbaye de Saint Mihiel, il est question d?Essey dans un titre de 944.

Essey fut érigé en Comté, le 29 avril 1724, dont dépendaient Baumont, Pannes, Beney, Seicheprey, Xivry, Mandres, Sanzey, Freméreville et quelques villages de la Meuse.

L?église d?Essey date du XIII° siècle. Un château appartenait à la famille Du Hautoy.

Ces armoiries furent représentées sur les sceaux de la justice d'Essey en Woëvre, érigé en comté en 1724.

 

Essey a été le berceau de deux personnages importants: Jean Forget, né en 1598 , premier médecin de Charles IV et Clément Rouyer, savant horticulteur.

(1) Chènevière: Champ où croît le chanvre ( Canebière dans le Sud-est, d'où le nom de la célèbre avenue de Marseille.)

 

(2) un are = 100 centiares

Un centiare = 1 mètre  carré




 

Portrait

Pour ce second portrait c'est tout naturellement que j ai choisi Gabriel Cordier l époux d'Alice.

Gabriel Nicolas Cordier dit Gaby, voit le jour le vendredi 31 décembre 1880 à 7h00 du matin à Essey et Maizerais, il est le fils d Emile Cordier et d Eugènie Didier, deux amis du père sont témoins: François Roux et Arthur Gentilhomme.

 

Très jeune, il apprendra le métier de Pâtissier-Boulanger à Blénod les Pont à Mousson, chez Nicolas Cordier (1827 - 1902) le frère de son grand-père !

La vie ne devait pas être drôle tous les jours, il dormait dans une caisse en bois, et quand il blaguait avec les pâtissiers, sa grande tante disait à son époux: « Monsieur Cordier, vos commis font le théâtre.. »

Il restera à Pont à Mousson, jusqu à son service militaire. Il fait partie de la classe 1900. Lors du conseil de révision il mesure 1m63, yeux bruns, nez long ,sourcils noirs, cheveux marrons, menton rond, bouche moyenne, visage oval et pieds légèrement plats!

Son degré d'instruction est de niveau 3 (sur une fourchette de 1à 5, instruction primaire plus développée!).

Il est incorporé au 79° régiment d'infanterie à Nancy le 16 Novembre 1901, (matricule 4694), pour trois ans, il obtiendra le certificat de bonne conduite et sera mis en congé le 18 septembre 1904. Son régiment est à Blandan, à Molitor et à Landremont dans Nancy.

Du 21 août au 16 septembre 1907, il accomplit une période d?exercice au 69°R.I. et du 6 au 22 février 1911, une autre période d'exercice au 79° R.I.

 

Le 1er Octobre 1914, il passe dans l'armée territoriale , là, je manque d?informations (et fait appel aux anciens) , il aurait servi à la citadelle à Verdun comme boulanger ? (dans les sections de commis ouvriers) le chiffre 12 de son uniforme ne m'a pas aidé?

Il se marie le 31 juillet 1906 à Conflans (54) avec Alice Morel. Il est déjà installé à Mirecourt (88) au 14 rue des halles (aujourd'hui :rue Chanzy). Son fils Jean né le 24 janvier 1910, Gabriel est âgé de 29 ans. Au mois de mars 1913, il s installe boulanger à Jarny, à l?angle de la rue de la gare.

Après la guerre, lors de la naissance de sa fille Paulette le 17 juillet 1927, Gabriel est âgé de 46 ans. En 1938, il est toujours à Jarny comme « rentier », pour la seconde guerre il rejoint avec sa famille son père à Essey.

 

Au décès de son épouse, le 30 décembre 1958, Gabriel, âgé de 77 ans va habiter chez sa fille à Broussey , les plus jeunes se souviennent certainement de ce grand-père perdu toujours tourné dans la direction d'Essey à prier à se signer à chaque croix, les jeunes diables que nous étions alors ne comprenions certainement pas cette immense tristesse qui devait l envahir séparé de son village natal pour les dernières années de sa vie .

Il décédera à Broussey (55) le vendredi 8 Mars 1963 à l'âge de 82 ans. Il est inhumé à Essey (coté droit)

Plus jeune, c'était un gentil grand-père, blagueur, bon vivant, travailleur. Pour quelques francs il louait les bas-côté de la route pour couper l herbe pour ses lapins et donnait un coup de main aux paysans pour avoir du grain.

Je me souviens de lui dans son jardin , dans la remise où il fendait le bois, ainsi que de sa corvée journalière pour aller chercher l'eau potable chez la voisine (il n y avait qu'un mauvais puits) et tous les soirs, le bidon à la main il allait chercher le lait à la ferme. Une vie bien réglée dans le village qui l'avait vu naître et revenir.

 

Gabriel: Prénom hébraïque signifiant « Force de Dieu » , dérivés: Gabi, Gaby, Gabor.

 

 

 

Un Blog familial

 

Rendez vous sur

http://acaciens.over-blog.org/

 

C?est la mode, chacun a le sien et pourquoi pas nous? Le nom Acaciens correspond au nom des habitants d'Essey.

Vous pouvez bien entendu laisser des réponses et/ou commentaires sur les articles. C'est le début, mais cela peut devenir, un outil intéressant. Je ferai attention de ne pas tout diffuser. (confidentialité)

 

 

 

 

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Published by Jean Paul - dans Bulletins
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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 02:28

Editorial

Garder le contact, établir un lien entre les différents cousins descendant de la famille Cordier d?Essey-et-Maizerais, tel serait le but de cette feuille sans prétention. Nous sommes tous très éloignés géographiquement mais nous avons certainement beaucoup de choses à nous dire et ce support est à votre disposition.

Jean Paul

La Généalogie,

C est à partir d avril 2005, que je suis tombé dedans, le terme n est pas trop fort, car c est en rangeant les papiers de famille de maman Paulette Cordier, née Clément, décédée un an auparavant, que j ai attrapé le virus .

En effet je ne connaissais pratiquement rien de sa famille et, du côté de mon père , Jean Cordier, je disposais d un arbre succinct mais déjà avancé. En une année j ai fais de grands pas et dénombré plus de 600 ancêtres du couple Cordier-Clément. Les recherches par internet et par la consultation des archives départementales m?ont permises de faire des découvertes inattendues que nous partagerons ensemble.

La généalogie sera un élément important de cette feuille d?échanges.

Nous découvrirons des personnages, mais aussi des lieux , des métiers, des corporations et des énigmes.

 

 

Un lieu:
Thiaucourt (54)

 

Après la guerre de 1870, la famille Cordier quitte Boulay en Moselle (qui sera annexée par l Allemagne suite à la défaite)

Jean Nicolas Cordier y sera épicier, son épouse Barbe Nanus y décède en 1875, Jean Nicolas se remarie à Thiaucourt en 1880. Il y décédera en octobre 1914 à son domicile, rue Carnot..

La maison et les deux magasins étaient grand rue et rue Marion.

Son fils Emile Cordier se marie à Thiaucourt le 11 novembre 1879 avec Eugènie Didier.

On retrouve sur le blason de Thiaucourt les grappes de raisin, avec le cru fameux du fer à Cheval, la région était réputée pour son vin, un cartulaire daté de 1157 fait déjà mention de la qualité du vin de Thiaucourt. Nous verrons que nous avons beaucoup d ancêtres vignerons de cette région.

(cartulaire: latin médiéval, recueil de chartes contenant la transcription de titres de propriétés d une église ou d un monastère)

Situé à 18km au Nord-Ouest de Pont-à-Mousson, en direction de Verdun , depuis la grande guerre 1914-1918 porte le nom de Thiaucourt-Régniéville en mémoire de ce village détruit dont le territoire lui est désormais rattaché.

Deux nécropoles militaires importantes rappellent les combats , l une américaine de plus de 4000 soldats, tués en majorité lors de l offensive du 12 septembre 1918, l autre allemande de plus de 12 000 hommes.

 

Thiaucourt : Donation partage du 22 mai 1907:entre les membres de la famille Cordier, lot attribué aux héritiers

Thiaucourt (vignes)

22a32ca à la petite côte.6a88ca en Holpémont ,10 ares en Martinlaray,14 ares en bélair

6 ares à la vallée des Pourceaux (friche)3 ares à la veau des puits, 7 ares à la Cloëre, Rays au camp de la lune 1 franc, 6a88 au bois brûlé,1 are au même lieu, 3 ares au même lieu

Terre, 8 ares en Lançon

Une petite maison faubourg d'Euvezin sise en ville de Thiaucourt

masse active: une maison ville de Thiaucourt grande rue et rue Marion comprenant deux magasins, chambres et cuisine au rez de chaussée, chambres au premier et second étage, greniers au dessus du tout, caves sous le sol, aisances et dépendances. estimée 12 000 francs.

une maison ville de Thiaucourt grande rue et rue Marion comprenant deux magasins, chambres et cuisine au rez de chaussée, chambres au premier et second étage, greniers au dessus du tout, caves sous le sol, aisances et dépendances. estimée 12 000 francs.du 22 mai 1907:entre les membres de la famille Cordier, lot attribué aux héritiersune maison ville de Thiaucourt grande rue et rue Marion comprenant deux magasins, chambres et cuisine au rez de chaussée, chambres au premier et second étage, greniers au dessus du tout, caves sous le sol, aisances et dépendances. estimée
12 000 francs.

Portrait

Pour ce premier portrait j ai choisi Alice Cordier née Morel, notre grand-mère et arrière grand-mère et Aïeule pour les plus jeunes.

Alice Julie Morel est née le 3 décembre 1882 vers midi à Conflans en Jarnisy (54)

Son pére Joseph Remy Morel marchand de vin en gros, est alors agé de 34 ans toute la famille Morel est originaire du village de Bouillonville à quelques kilomètres de Thiaucourt..

Sa mère Marie Emelie Saillet est âgée d un peu moins de 28 ans, sa famille est originaire de Boinville en Woévre dans la Meuse pas loin d Etain (55).

Elle se marie avec Gabriel Cordier le 31 juillet 1906 à Conflans (54).Alice a eu deux enfants : Jean en 1910 et Paulette en 1927.

Ils seront boulangers à Mirecourt (88) vers 1910, puis vers 1912 à Conflans Jarny .Vers la seconde guerre elle revient à Essey et Maizerais où elle décédera le 30 décembre 1958 vers 15h00.

J ai le souvenir d une vraie gentille grand-mère qui avait des difficultés pour marcher, mais que j ai toujours vu avec le sourire lorsque nous passions nos vacances d été à Essey dans les années cinquante (1950-1958)

.

Essey 3 Septembre 1944

Alice au centre

 

 

 

 

 














 

 

Etat Civil

Comment faire pour remonter son arbre ?

Les actes qui ont moins de cent ans sont conservés par les mairies et ne sont pas consultables librement, une précaution prise par le législateur pour protéger la vie privée, toutefois en prouvant sa filiation on peut obtenir une copie intégrale de l acte concerné et c est l acte de mariage qui fournit le maximum de renseignements car il indique les filiations, les témoins, les professions. C est depuis 1792 que les actes de la vie courante (naissance, mariage et décés) sont tenus par les mairies, avant cette date il s agissait des registres du clergé (baptême, mariage et sépulture) et ne concernent donc que les cultes concernés les premiers registres nous concernant remontent en général à la fin du XVIéme siècle. Pour la famille Calot l ancêtre est Claude Calot né en 1623.Pour la famille Cordier l ancêtre est Jean Cordier né vers 1654.Pour la famille Mullot, Jean-Pierre nous donnera l information.

Sur ces anciens registres l orthographe n est pas très rigoureuse et dépendait du curé qui établissait l acte, un nom propre peut ainsi être orthographié de façons tout à fait différentes

 

 

 

 

 

« Celui qui ne sait d'où il vient ne peut savoir où il va, car il ne sait pas où il est.

En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l?avenir. »

 

(L'Archiduc Otto de Hasbourg-Lorraine à Nancy )

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