Informations généalogiques des familles Cordier, Calot et Mullot. Echange d'informations familiales Boulay 57 Essey et Maizerais 54 Sarrey 52 Lavillenuve le Roi 52
Foudroyant
Torpilleur d'Escadre de 1500 t de type adroit.
Les vingt six torpilleurs de la classe dites des "1500 tonnes"ont été mis en chantier en quatre tranches de 1924 à 1926
C'est sur ce navire que Jean CORDIER (1910-1986) a servi entre 1931 et 1932.
Pour servir sur un navire en habitant la Lorraine, il fallait du piston! nous avons le souvenir d'une recommandation venue d'un parent général, il pourrait s'agir du général Joseph KAUFMANT (1854-1931) né à Corny (Moselle) avec qui nous cousinons par son épouse Marie GABRIEL. (branche familiale: CORDIER-NANUS)

Pour sa construction le torpilleur a été mis sur cale à Bordeaux en 1927,(chantiers D.B.B. Dyle et Bacalan Bordeaux) il est lancé le 24 avril 1929, il sera mis en service et, incorporé dans la 2éme division de torpilleurs à Cherbourg en 1930. En 1931, il porte le numéro 96 que Jean connaîtra.
Caractéristiques:
1378 tonnes 35 000 cv 33 noeuds 2 hélices
longueur 107 m largeur 10 m
4 piéces de 130 mm Tourelles simples 2 canons de 37 mm
4 mitrailleuses de 13 mm 6 tubes lance-torpilles
3 chaudiéres 340 toones de combustible
7 officiers et 133 matelots
le numéro peint sur sa coque change plusieurs fois: 96 en 1931, 43 en 1936, T52 en 1939.
Jean CORDIER, sera incorporé à Cherbourg, où dés les premiers jours il sera chargé de la garde des "taulards", aprés des tests négatifs pour être sous-marinier (il saignait du nez....) il est affecté sur la "Foudroyant" à la salle des machines, travail pénible à la chaleur.
Si ces bâtiments étaient relativement adaptés contre le froid, ils ne l'étaient pas du tout contre la chaleur, pendant les séjours en afrique du nord les hommes crochaient leurs hamacs à l'extérieur pour trouver un peu de fraîcheur.
Le Foudroyant va faire partie de la 9éme division de torpilleurs, dans la ère escadrille de la première escadre de torpilleurs de la flottille de Méditerranée. à l'occasion de cette période d'instruction imposée aux nouveaux torpilleurs par des exercices en mer.
En avril 1931, le Foudroyant aura l'honneur de recevoir pour une prise d'armes, le Président de la République Gaston Doumergue en voyage officiel à Bizerte en Tunisie.

Jean CORDIER, embarquera sur le Foudroyant vers mai 1931,
16/11/1931 Palma de Majorque
Phillipeville (Skikda) quai des torpilleurs, Ferryville (Menzel-Bourguiba) premier arsenal militaire d'Afrique proche de Bizerte (base navale).
Ce service militaire dans la "Royale" aura marqué un passage important de sa vie, où les souvenirs étaient vivaces et les anecdotes nombreuses.
Son seul grand regret, toutes les photos qu'il avait de cette période ont été abandonnées sur une route par notre maman sur les routes de l'éxode en 1940, elle voulait les sauvegarder, le sort en a décidé autrement.
Toute sa vie, il aura sous les yeux sur le mur du salon ou de sa chambre cette photo souvenir de son navire et de sa photo à vingt et un ans.
Quant à moi, j'ai encore son ceinturon et son sac à paquetage de l'époque qu'il avait peint. (souvenir appelé à disparaître qui n'aura plus de signification)
Aprés le départ de Jean, le Foudroyant continuera à naviguer en Méditerranée. En 1936, il rejoint l'Escadre de l'Atlantique. Au début de l'année 1939, il participe aux évacuations de Valence (Espagne).
En automne 1939, il escorte des batiments de Brest à Casablanca et à Gibraltar. Il assure également la protection de trains de péniches du Rhin, évacuées de Hollande entre Dunkerque et Le Havre.
En février 1940, il escorte le pétrolier Tarn de Dunkerque à Cherbourg. Il participe à la recherche de navires allemands au large d'Ostende, il s'échoue sur un banc ded sable et parvient à se libérer.
Le 26 mars, le Foudroyant, transporte à Douvres l'amiral Darlan qui va participer au conseil Suprême où il est question des Pays Scandinaves.
En avril et mai 1940, c'est la campagne de Norvége,il fait partie du corps expéditionnaire crée pour soutenir la Finlande agressée par l'URSS, puis par l'allemagne. Le Foudroyant subira de nombreuses attaques aériennes .
De retour le 22 mai 1940 à Cherbourg, il sera prêt pour participer à la bataille de France.
En Juin 1940, il effectue des navettes de transport de personnels entre Dunkerque et Douvres,le 1er juin, il est attaqué par une nuée de stukas avions allemands de combat en piqués (« Sturzkampfflugzeug ») une quinzaine d'entre eux s'attaquent au torpilleur Foudroyant. C'est en chantant la Marseillaise que l'équipage évacue le navire, il y aura une vingtaine de disparus.
1940 Le Foudroyant coulé devant Dunkerque (marque T52)
Aujourd'hui, son épave proche de Dunkerque, fait encore l'objet d'observations de la part des plongeurs de Dunkerque, les rangées d'obus et de caisses de munitions sont encore visibles, le mazout est encore contenu dans ses entrailles, la quille de la partie avant est presqu'intacte à 28 métres de profondeur
Sources:
Le livre d'Or du Foudroyant exemplaire n°53/500 imprimé en 1941 par les services de presse de l'amirauté française. (à disposition)
Les torpilleurs de type Adroit: Editions marines,décembre 2002, Marc Saibène.
Le site des chercheurs plongeurs d'épaves:
http://dkepaves.free.fr/html/foudroyant.htm
Le site du service historique de la défense: plans et notices