Informations généalogiques des familles Cordier, Calot et Mullot. Echange d'informations familiales Boulay 57 Essey et Maizerais 54 Sarrey 52 Lavillenuve le Roi 52
Jean Nicolas CORDIER
Chartreux
né en 1764
En déportation à la révolution
Blason de l'Ordre des Chartreux
"La croix demeure, pendant que la terre tourne!"
Avec cet oncle nous descendons du même couple:
Philippe CORDIER (1731-1790) &
Catherine DOURCHER (1728-1793)
Jean Nicolas CORDIER est né à Boulay (57)
le 12 juillet 1764
C'est dans la petite suisse lorraine,
à Rettel, en Moselle à
l'abbaye Saint-Sixte de la
Chartreuse de Rettel, que l'on retrouve
Jean Nicolas, qui aprés le postulat et le noviciat
prononce ses voeux de moine Chartreux
Il s'agit de
moines contemplatifs
Silence,
Solitude
et prières
Les Matines,Laudes
Prime, Tierce,
Sexte, None,
Vêpres et complis
sont les offices qui
rythment la journée.
Autel de la chapelle du couvent de Rettel
A la révolution, il est incarcéré à Metz,
à la maison de la Doctrine, comme suspect.
Il est condamné à la déportation par arrété
départemental du 17 Mai 1794. Il avait alors trente ans.
Les convois de déportés traversent la France,
pendant l'hivers pour rejoindre les ports de l'Atlantique
Les conditions de voyage sont difficiles, parfois à pied
pour effectuer plus de 800km.Les nuits passées en prison, les prêtres
déportés sont insultés et subissent des butalités, systématiquement dépouillés,
à d'autres endroits les habitants s'agenouillent à leur passage.
C'est sur des anciens négriers transformés en prison
aprés l'abolition de l'esclavage, que seront enfermés
les prêtres réfractaires, ces navires retirés du service
prirent le nom de "Pontons"
En février 1795, les déportés de Rochefort, sont transférés
à Saintes, ils peuvent à nouveau célébrer le culte.
Ayant survécu à la vie sur les pontons
Jean Nicolas CORDIER, réclame son retour en Moselle
le 13 février 1795 à Saintes.
Aprés le coup d'état de Napoléon du 18 Brumaire An VIII
(9 novembre 1799)
Les persécutions des prêtres prennent fin lorsque le
Saint Siège conclut un concordat avec la France,
ratifié le 5 avril 1802
Il rentre à Metz et fait sa déclaration de
soumission, le 6 juin 1802,
devant le Préfet de la Moselle
Jean Nicolas CORDIER, est amnistiè
le 15 mars 1803 (24 ventose An XI)
Eglise dObergailbach
C'est comme desservant de la paroisse d'Obergailbach
dans l'arrondissement de Sarreguemines
en Moselle
La Chartreuse de Rettel sera
en partie détruite par les
bombardements américains
en 1944.
Il existe également un Jean Nicolas CORDIER (1710-1794)
Jésuite décèdés sur les pontons du navire Washington
en rade d'Aix le 30 septembre 1794, Béatifié en 1995 Originaire de la Meuse nous n'avons pas de lien de parenté