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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 19:18

André Prosper PRIN

1894  -  1918

 

Registre matricule 1640 au recrutement de Toul 54

 

Blenod-les-Toul.jpgBlason de Blénod les Toul

 

Né le 10 avril 1894 à Blénod les Toul, ce cousin  à comme ancêtre commun avec nous Joseph BIGEREL ( 1840-1909) , vigneron à Blénod les Toul, qui était son grand pére, sa mére Héléne Maria BIGEREL (née en 1870) , était la soeur de Marie Joséphine BIGEREL (1867-1904), la grand mére de notre mére Paulette  CORDIER, née CLEMENT (1917-2004)

 

       19180719-Prin-journal-marche01-452ral.jpg                                                            

 Il était 2éme canonnier au 452° Régiment d'artillerie Lourde Hippomobile, c'est dans l'Aisne que son régiment s'est réformé le 1er Juillet 1918, pour constituer le 452 R.A.L.

 

André ne connaîtra pas la victoire, il esporté disparu le 19 juillet 1918 dans le Ravin de Vaux Castille, dans le secteur de Villemontoire dans l'Aisne.

 

1918-Prin-blenod.jpg

C'est un jugement rendu le 3 Juillet 1923 par le tribunal de Toul, qui confirmera sa disparition, qui sera retranscrite le 7 septembre 1923 sur les registres de Blenod les Toul.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 15:52



Paul Georges Nicolas  CORDIER

1875 – 1933

Chef d’Escadron

Officier de la Légion d’Honneur

Médaille Militaire Maroc « Oujda »

Croix de guerre avec Palmes

Officier de l’Ordre de Nichan Ifrikar (Bey de Tunis)

Notre cousin, descend aussi du couple
jean CORDIER et  Catherine WEBER

de Volmerange les Boulay au milieu du 17°siècle


cordier capitaine

 



Son père Georges Nicolas CORDIER est Brigadier de la Garde Républicaine à la Caserne des Célestins Boulevard Henri IV à Paris, lorsqu’il épouse sa mère  Caroline SCHMITT à Yutz en Moselle en 1873.Son grand père est alors instituteur.

 

caserne-Napoleon-Paris.jpg

Caserne Napoléon à Paris

 

Paul voit le jour à la Caserne Napoléon rue Lobau, dans le 4° arrondissement de Paris, son père est Maréchal
des Logis de la Garde Républicaine.


1875-Cordier-Paul-Georges-Nicolas--copie-1.jpg

En1893, il a vingt ans et il s’engage pour quatre ans au 86° Régiment d’infanterie, six mois plus tard il est Caporal, en 1894 Sergent, Sergent Fourrier en 1895, et Sergent Major en 1897.


St Maixent salle etudes

 En 1898, il intègre l’Ecole Militaire d’Infanterie des Sous-officiers et Officiers à St Maixent.

Cette école est destinée à compléter l’instruction des Sous-officiers d’Infanterie jugés capables d’être nommés sous-lieutenant.

Les candidats à cette école doivent avoir deux ans au grade de sous-officier et être proposés par leur chef hiérarchique.

L’école forme ces sous-officiers aux fonctions de lieutenant.

  Salle études à  St Maixent

       

Avril 1899, il sort sous-lieutenant pour être affecté au 131° Régiment d’Infanterie à
Orléans, où deux ans plus tard, il sera promu lieutenant.



gabes defiléPourla mise en valeur de la Tunisie, la France y instaure son protectorat, l’expérience de  l’Algérie démontre que pareille mission nécessite d’incorporer  dans ses rangs des contingents recrutés parmi les autochtones. Encadrés par des métropolitains. En janvier 1902, Paul CORDIER rejoint le 4°Bataillon d’Infanterie Légère d’Afrique à GABES en Tunisie(BILA) connu aussi sous le nom de « Bat’Af »Tataouine n’était pas loin…, la spécificité de son recrutement y réunit bon nombre de voyous au moment de faire leur service militaire. puis en 1906 il est affecté à SOUSSE en Tunisie au 4° Régiment de Tirailleurs Algériens RIT (appellation pour toute l’Afrique du Nord). Les cadres sont français et les soldats tunisiens ; Devise :   Sous la protection d’Allah . (Gabés)

 

 

En 1907, le 28 octobre, à Sousse, il épouse Anne Marie BONNEFOND. Quelquessemaines plus tard, il  participe de décembre à janvier 1908, à la colonne formée pour opérer au Maroc dansl’Amalat d’Oujda. Il mettra quatre jours pour rejoindre le Maroc. Oujda occupée en 1907, cinq ans avant la mise en place du protectorat.



De retour à Sousse, il sera autorisé à porter la décoration de 3°classe (officier)de l’Ordre  du NICHAN IFRIKAR décerné par le Bey de Tunis, ainsi que la Médaille Militaire du Maroc avec la Barrette « Oujda ».

                                   Sousse

En 1911, pour six mois avec son régiment, il participe aux opérations militairesdans le Maroc Occidental en guerre. Il ne retournera à SOUSSE qu’en décembre 1911.

Oujda-Spahis.jpg

 

legiondhonneur1.jpgMuté à Compiègne en Juillet 1912

au 54° Régiment d’Infanterie,

 au même moment,

 

il est nommé Chevalier de La Légion d’Honneur

 par décret

du 11 juillet 1912.

 

Sa médaille lui sera remise le 5 août 1912

à Montélimar

 

 

sur le front des troupes

du 52° Régiment d’Infanterie.

 

 

 

 

 

 

 



Journal-de-marches.jpgLe 27 mars 1913, il est promu Capitaine et prend le commandement de la 4° Compagnie, du 1er Bataillon du 128° Régiment d’Infanterie. Le samedi 1er août 1914, à 4 heures de l'après-midi, tous  les clochers de France font entendre un sinistre tocsin. C'est la mobilisationgénérale. Paul est confirmé Capitaine de la 4° compagnie dans l’ordrede bataille du 128° R.I. du 5 août 1914.



Le 1er août 1914, le premier bataillon stationné à Amiens, reçoit l’ordre de mobilisation générale, le premier jour de la mobilisation est fixé au dimanche 2 août, le jeudi, embarquement à 7h45 à la gare de LONGUEAU (là ou pendant la bataille de la Somme passeront 30 000 combattants.) Direction par voie ferrée vers Dun sur Meuse où ils arrivent le soir à 20h50. Aussitôt débarqué, le 1er bataillon gagne son cantonnement à Léon devant Dun.
Ensuite direction septentrionale des côtes de Meuse. Après avoir creusé des tranchées à la cote 386, le bataillon déplore ses premiers tués, blessés et disparus le 21 août lors de l’attaque du village de Robelmont sous le feu de l’artillerie allemande.

 

 

longueau01 gare

  La gare de Longueau

 

 

La Champagne est occupée par les allemands début septembre 1914, mais il font retraite après la Marne, l’ennemi s’arrête sur les crêtes et fortifie ses positions. Joffre décide une offensive en Champagne où le front est tenu par la IVème armée, les français s’installent sur un front qui va de Reims à Vienne la  Ville (Marne), les armées s’enterrent.



Le 28 septembre 1914, le Capitaine CORDIER, est griévement  blessé en  tête de sa dernière section, dans une contre-attaque sur des tranchées totalement détruites par les mines allemandes et  sous-lesquelles une grande partie de sa section avait étè détruite.

cordier-georgesnicolas1.jpg

Le 3 février 1916, le Ministère de la Guerre lui décerne  la Crois d’Officier de la Légion d’Honneur.
Et la Croix de Guerre avec Palme. A l’échéance de sa pension semestrielle de la Légion d’Honneur en 1916, il percevra un arrérage de 125 francs, duquel il sera déduit la somme de 117,50 francs pour payer la médaille et le Brevet ! Paul a dû méditer longtemps avec ses 7,50 francs en poche….



Suite à sa blessure, il est affecté à la 12° Légion de Gendarmerie , en Juin 1922, il est Chef d’Escadron de la Gendarmerie à Sarlat  (Dordogne)

Sarlat-Gendarmerie.jpgSarlat

Il prendra sa retraite 16 juin 1928, et décédera à Marseille le 20 juillet 1933,  à son domicile, au 56 chemin du
Roucas Blanc.

1933-Marseille01.jpgMarseille

  medaille-Nichan-IftiKar--Bey-de-tunis.jpg

Ordre de Nichan Iftikar

crée en 1832 par le Bey (Sultan) de Tunis

Cet ordre dont le nom signifie "Ordre de la Victoire"

était destiné à reconnaître le service unique au pays

Il
y certainement d’autres événements militaires à découvrir pour notre cousin



Paul
Georges Nicolas CORDIER,



 il faudrait aller consulter son dossier aux
archives militaires à Vincennes



 



(recrutement classe 1895, subdivision de
la Seine,6° bureau,n°190 de tirage, canton du 8°arrondissement, numéro
matricule 85 344, matricule 489 aux 4°Régiment de Tirailleurs algériens,
taille 1,68m bouche moyenne, menton rond, yeux bleux, visage ovale, front haut
et large).





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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 22:51




Emilien Martial Alfred GUILLAUME

 

Né le 29 octobre 1875, à Cirfontantaines en Azois, en Haute-Marne.



Fils de vigneron, il est l'arriére petit-fils de GUILLAUME andré (1775 - 1861) notre ancêtre commun (sosa n°76). Nous cousinons par Eugénie DIDIER , l'épouse d'Emile CORDIER (1853 - 1949).




Soldat de seconde classe, au 250° régiment d'infanterie territoriale, il sera tué à l'ennemi le 31 mars 1917 en Alsace à Largitzen (Haut-Rhin)






Largitzen (68)
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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 22:38

René COLLE, Beau-frére de Maurice CORDIER

 

 

 

 


Né le 1er Avril 1883, à Nancy, René Maurice Charles prendra pour épouse Gabrielle CIVETTE le 20 mai 1907 à Blénod les Toul, qui est la demie-soeur d'Alice MACRE, la future épouse de Maurice CORDIER, le frère de mon grand-père.

René aura trois enfants:

- Paulette née en 1908, institutrice, amie d'enfance de Jean CORDIER (1910)

- Robert né en 1913.

- Alice née vers 1915,et, qui épousera un anglais M.GANTLEY avec qui elle aura deux fils. (Alain et Philippe). Elle sera directrice d'école à Tomblaine 54.

Sergent fourrier au 15éme Régiment d'Infanterie, il est tué à l'ennemi le 28 mai 1918 dans l'Aisne à Chassemy, il venait d'avoir 35 ans.

Chassemy se trouve dans le secteur du "Chemin des Dames" Il y aura de nombreux portés disparus ce jour là lors de l'offensive allemande sur le Chemin des Dames.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 03:27

 

 

La famille DIDIER est originaire de la Haute-Marne, d'un petit village agrippé sur les flans d'une vallée, il se nomme SARREY, tout proche d'Is-en-Bassigny.

Baigné par la rivière la Traire et le ruisseau de Lavau.

On retrouve son origine avec le mariage de Nicolas DIDIER et de Gabrielle CHARNOT, le 9 novembre 1739, il reste dans ce charmant petit village de nombreuses traces de la (ou des) famille DIDIER.

Il faut prendre le temps, un jour, de monter à pied la vieille rue qui monte à l'église, pour comprendre le quotidien de nos anciens.

Au gré des alliances, on les trouve à Humes-Jorquenay, à Marmesse et à Chateauvillain.

 

Nicolas DIDIER en ce mois de novembre 1870, est inquiet, les colonnes prussiennes du Prince Frédéric-Charles venant de Metz, se dirigeaient vers Chaumont, à la poursuite de l'armée de la Loire. En quelques semaines la défaite était consommée.

Dans sa petite maison du six de la rue du puits au loup, à Chateauvillain, Nicolas avait fêté sans joie le 1er novembre les treize ans de leur fils Emile, la fille cadette, Eugénie avait eu dix ans au mois de juillet.

Le 4 novembre commençait le siége de Belfort. Le 18, cela faisait déjà quatorze ans qu'il avait pris pour épouse Hortense GUILLAUME originaire du hameau de Marmesse où son père était instituteur.

Les troupes encore disponibles dans l'est, appuyées de comités de défense locale levés après les défaites de l'été, furent invitées à entamer une "guerre de partisans". Ainsi naquirent les corps des "francs tireurs", corps de volontaires d'entité variable, qui auraient constitué, avec les garibaldiens italiens, le cœur de l'armée de Garibaldi, en peu de mois.

Après la capitulation de Sedan et pendant qu'ils assiégeaient Paris, les Prussiens consolidèrent les conquêtes à l'Est. Le 17 octobre, les troupes du général Werder occupèrent Luxeuil et Vesoul, le 26 Gray, le 27, elles avancèrent sur Dijon

.

 

Le 8 décembre 1870, un détachement de voltigeurs sortit de Langres pour venir attaquer la garnison prussienne de Chateauvillain, en effet depuis

 

plusieurs jours, on ignorait complètement à Langres ce qui se passait dans le reste de la France.

Il n'y avait pas plus de 200 prussiens dans la ville, ils logeaient chez l'habitant et, le matin leurs officiers avaient chassé dans le parc aux daims.

L'attaque eu lieu de nuit, au cri de Vive la France, le capitaine fait sonner la charge, arrivés sur la place de l'hôtel de ville, il y a une fusillade excessivement vive, nous voyons tomber plusieurs soldats allemands, une soixantaine de rescapés se réfugient dans les halles, les français sont maîtres de la gare et de toute la ville à l'exception de la halle !

Rien à faire sans artillerie, l'attaque aurait coûté trop de sang et trop de temps et l'ordre était formel de ne pas tenir Chateauvillain .Trois jours après les quatre compagnies de mobiles français rentraient à Langres, alors que 1200 à 1500 prussiens s'installaient maintenant à Chateauvillain venant dés lendemain de Chaumont pour secourir leur garnison attaquée.

Le soir du 23 décembre, un groupe de francs-tireurs parti de Langres, attaquait la voie de chemin de fer à Bricon, le train de Chaumont de 22 wagons transportant quatre cents hommes dérailla, le feu de notre patrouille en laissa cent quatre-vingt sur le terrain.

 

« L'année terrible » se terminait avec un hiver très rude, et en ce début de l'année 1871, Nicolas DIDIER, malgré l'armistice porteuse de paix, allait subir l'ultime épreuve qui allait le ronger tout le reste de sa vie, avec le décès d'Emile sont unique garçon âgé de seulement 14 ans. Nicolas était sans nouvelle de son ami Louis Lecharny, le parrain de sa fille Eugénie qui était le concierge des halles avant l'occupation des prussiens. Nicolas, lui le cantonnier, il aura du travail à réparer toutes ces voies sabotées quand cette guerre sera terminée. Mais le destin va en décider autrement. La nouvelle frontière a coupé les départements issus de la révolution, c'est ainsi que les départements de la Moselle et de la Meurthe sont partagés avec l'Allemagne, le coté français prendra le nom de Meurthe et Moselle et le restera jusqu'à nos jours.

Le long de cette nouvelle frontière, les communications sont modifiées, les chemins de fer ont besoin de créer de nouvelles lignes, de nouveaux embranchements et de nouveaux ouvrages d'art.

A Thiaucourt, il y a un projet de ligne ferroviaire d'intérêt local vers Toul, il a aussi les études avec Onville et avec Lérouville. Nicolas sera volontaire pour « s'expatrier » dans l'Est, pour participer à la réalisation des travaux qui vont durer très longtemps. Sur l'acte de mariage de sa fille Eugénie avec Emile Cordier à Thiaucourt le 11 novembre 1879, il est indiqué qu'il est employé au chemin de fer.

 

 

 

 

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 02:12

la guerre de 1870 en Moselle

 

 

 

Le berceau de la famille Cordier se situe à Boulay-Moselle où notre patriarche Jean Cordier est né vers 1650 à Volmerange les Boulay.

A Boulay ce 19 juillet 1870, Joseph Cordier âgé de 79 ans, est triste, son épouse Marie Anne Bettinger est décédée depuis le 1er janvier, et, il repense à ce mardi 11 juillet 1820 où il prend pour épouse la jeune Marie Anne, ils avaient chacun 28 ans, fille d'un drapier, elle descendait de vieilles familles boulageoises. Joseph avait travaillé à la « fabrique » un atelier fabricant de chapeaux, installée dans l'ancien hôtel de ville, la Halles. Et lorsque la loi de 1829 instaura  la distribution et la collecte du courrier dans toutes les communes rurales, il devint alors facteur rural.

Joseph avait eu quatre fils :

André était décédé à l'âge de deux ans,

Joseph l'aîné a 49 ans, il a trois enfants.

Jean-Nicolas notre ancêtre a 46 ans, il a six enfants.

Nicolas a 43 ans il a eu onze enfants, cinq sont encore vivant en ce mois de juillet 1870.

Le 25 juillet 1870, le III° corps d'armée française vient camper à Boulay sous les ordres du Maréchal Bazaine qui y établit son quartier général, ce séjour fût de courte durée, Bazaine se rendait à St Avold, ne laissant à Boulay que l'artillerie de réserve et la division de cavalerie jusqu'au 31 juillet.

Il faut avoir vu ces figures noircies par le soleil, sales de la poussiére de la route, se réveiller et ces yeux lancer des éclairs quand arrive sur la place de Boulay, la fanfare du 11éme bataillon de chasseurs qui entonne avec éclat la Marseillaise.

 

Le 4 août la Garde Française bivouaque aux étangs à Volmerange et se replie sur Metz le 5. Bazaine rencontre l'empereur à Boulay le 4 août, le 6, le IV corps d'armée française de Bouzonville vint à Boulay pour préparer un regroupement pour se replier le 7 sur Metz.

Dans "son carnet de prisonnier de guerre" l'ancien voltigeur de la garde Meyret, note à la date du 4 août "nous partons demain pour Boulay". Le lendemain 5 août, la vision des troupes rassemblées lui inspire ces lignes: "Nous voici à Volmerange...quel splendide spectacle que cette armée rassemblée dans ces vallons qui que couronnent des vergers, des bouquets de bois, à perte de vue des tentes, des masses de cheveaux au piquet, des pièces de canon alignées au cordeau, et cette rumeur immense qui ressemble à la respiration d'un géant endormi / Les gaies sonneries des trompettes de cavalerie dominent les batteries des tambours ou le grave clairon de nos fantassins; les chevaux hénissent, les hommes sont gais, vifs et pétulants autour des cuisines de campagne dont on voit les fumées au loin; on dirait une revue à longchamp, à cette seule différence qu'ily a ici 81 000 hommes qui vont se heurter à 300 000, peut-être davantage"

le lendemain, Meyret note seulement : " 6 août. Nous partons à la hâte, le camp est levé en un clin d'oeil."

Jusqu'au 6 août, la Lorraine messine et la région de Boulay, en particulier, ont connu une trés vive activité militaire, avec la formation et la concentration des armées, avec les mouvements qui d'étapes en étapes devaient les conduire vers l'Est. Si la frontiére allemande a étè approchée dans cette zone, elle n'a pas ou pratiquement pas été franchie et les actions de guerre ont été limitées à de bréves escarmouches, qui n'ont mis en présence que de modestes détachements.

Le 6 aoùt, les allemands livent bataille à l'armée de Mac Mahon, qui subit une lourde défaite à Froeschwiller. L'Alsace est perdue. Dans le même temps l'armée française subit un grave revers: le général Frossard est battu à Forbach. La situation est à ce point grave que les responsables militaires doivent se résoudre à battre en retraite.

Le 7 août, , la 7éme Division de Cissey basée à Téterchen, fait marche arrière sur Boulay avec le 2éme hussard. Les tentes sont déployées, les bagages déchargés et l'abreuvoir ordonné pour les cheveaux. Le bivouac de la veille établi loin des cours d'eau n'avait pas permis de les faire boire suffisament. Malheureusement la sécheresse qui règne depuis l'entrée en campagne est telle que le petit cours d'eau qui passe à Boulay est complétement vide et tari. Les abreuvoirs publics et privés sont mis en réquisition et l'opération commencée à quatre de l'aprés midi n'est terminée qu'à sept heures et demi du soir.

Le 8 août au matin, un groupe d'Uhlans prussiens parut à Boulay et repart aussitôt.

Le 9 août un détachement plus important se présente, l'arrière garde française est rappelée en toute hâte de Condé et des Etangs. Combat dans Boulay entre un détachement français du 2éme hussard de 30 à 40 cavaliers et les cavaliers Uhlans prussiens au corps à corps au sabre et à la lance, les chefs des deux groupes sont tués et reposent au même cimetière de Boulay.

Le10 août un escadron du 2éme hussard est appelé à fournir une reconnaissance avec ordre de "fouiller Boulay" , cet escadron constate que l'ennemi occupe ce village et y a fait prisonniers les quatre blessés français et les habitants de Boulay qui voulaient les ramener à Metz.

 

Nos anciens s'étaient cachés ou avaient évacué les familles ?

 

 

Le 11 août, c'est le 5°régiment de Uhlans qui pousse jusqu'à Condé et arrive aux Etangs le 12 à cinq heures du matin.

Le 12 août, le VII° corps d'armée Prussien arrive à Boulay sous les ordres du Général Von Alvensleben, puis se dirige vers Metz, via les Etangs.

Le 14 août, l'Alsace et la Lorraine sont au pouvoir de l'ennemi.

Un camp de prisonniers créé aux environs d'Ottonville donnera ‘l'occasion au Boulageois de faire preuve de dévouement et de zèle patriotique en donnant à manger, à boire et des vêtements aux prisonniers qui n'avaient pour toute nourriture que du pain bis et du café noir et pour vêtements, des uniformes déguenillés, saturés de pluie, de sueur et de vermines couchant sur le sol détrempé par les pluies diluviennes.

Pendant six mois les enfants étaient dans les rues, au milieu des soldats et de mille autres dangers. Il était temps de les faire rentrer à l'école, on appropria à la hâte les salles de classe et les enfants rentrèrent le 20 janvier 1871.

 

Le 10 mai 1871, par le traité de Francfort, la France cède à l'Allemagne le quart de la terre lorraine et la moitié de ses hauts fourneaux.

Les sujets français, originaires des territoires cédés, domiciliés actuellement sur ce territoire, qui entendront conserver la nationalité française, jouiront, jusqu'au 1er octobre 1872, et moyennant une déclaration préalable faite à l'autorité compétente, de la faculté de transporter leur domicile en France et de s'y fixer, sans que ce droit puisse être altéré par les lois sur le service militaire, auquel cas la qualité de citoyen français leur sera maintenue. Ils seront libres de conserver leurs immeubles situés sur le territoire réuni à l'Allemagne. Aucun habitant des territoires cédés ne pourra être poursuivi, inquiété ou recherché, dans sa personne ou dans ses biens, à raison de ses actes politiques ou militaires pendant la guerre,

Ce sera les optant dont la démarche va séparer les familles et engendrer de vrais cas de conscience entre le fait de rester français et d'abandonner son village, ses amis, ses parents quelquefois. Mais à ce moment là, beaucoup avaient déjà pris leur décision et quitté la Moselle annexée.

La veille Joseph avait réuni tous les siens dans sa petite maison du 124 de la rue de Saint-Avold à Boulay, ses sept frères et sœurs étaient décédés, il interrogea un à un ses enfants, Joseph, Jean-Nicolas et Nicolas, tous trois bien décidés à ne pas servir le « prussien », décident d'opter pour la France et de s'installer pas très loin de la nouvelle frontière, pour être prêt pour le retour qu'ils pensent rapide.

Joseph, sait lui, qu'avec son âge, il ne reverra jamais la terre de ses ancêtres qui reposent si nombreux dans le petit cimetière sur la hauteur de l'église et surtout qu'il n'ira plus chaque semaine se recueillir sur la tombe de sa Marie-Anne qu'il avait tant aimé et avec qui il avait partagé les bons et les mauvais moments. Il y avait eu la naissance de leur premier enfant Joseph en 1821 quelques semaines après la mort de Napoléon sur son île, ensuite en 36 il y avait eu la mort du benjamin, leur petit André qui était alors âgé d'à peine vingt trois mois.

Sa décision était prise c'est avec son fils Nicolas qu'il irait s'installer à Blénod-Lès-Pont-A-Mousson, à une dizaine de kilomètres de la nouvelle frontière, pour sentir sur son visage, ce vent du nord qui vient du pays.

Nicolas s'installe donc comme boulanger à Blénod les Pont à Mousson, le travail ne manque pas car les réfugiés sont nombreux à s'installer au plus proche du pays. Joseph fils de Nicolas sera aussi boulanger et, c'est dans cette boulangerie que Gabriel Cordier, notre grand père, fera son apprentissage de boulanger pâtissier, il couchait dans une caisse en bois, et l'épouse de Joseph benjamin s'exclamait « Monsieur Cordier, vos commis, font le théâtre ! » lorsque ces derniers se distrayaient. Leur fils Jean Nicolas était encore appelé en mosellan « Hanz Necklé » ce qui rappelait bien les origines de ces boulangers.

 

C'est à Nancy, que Joseph l'aîné va s'installer comme charcutier avec sa famille, lorsque notre grand père Gabriel, effectuera son service militaire au 79° Régiment d'Infanterie à Nancy en 1901, il donnera la main à la charcuterie.

 

Jean Nicolas, le grand père de Gabriel, nos aïeux directs, s'installe lui aussi à proximité de la frontière, à Thiaucourt avec ses six enfants : Virginie, Emile, Edmond Joseph, Nicolas Julien, Marie Mathilde et Eugène.

C'est dans l'épicerie que Jean Nicolas et ses fils Emile et Nicolas Julien vont se développer sur Thiaucourt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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