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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 17:14

Nous sommes une famille de cheminots, nos anciens ont servi à la Compagnie des Chemin de Fer de l'Est, communément désignée Compagnie de l'Est, c'était une compagnie privée de chemins de fer, antérieure à la création de la S.N.C.F.  qui n'aura lieu qu'en 1938. Son histoire est directement liée à l'histoire de l'Est de la France, notamment aux deux guerres mondiales.


La compagnie est née en 1853 de la fusion de la Compagnie de Paris à Strasbourg et de la Compagnie du chemin de fer de Montereau à Troyes. Paris : La gare de l'Est. La Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg avait été créée en 1845 pour construire et gérer les lignes de Paris à Strasbourg, Mulhouse, Nancy à Gray et Paris à Vincennes. La Compagnie de l'Est absorba en 1854 la compagnie de Strasbourg à Bâle et en 1863 le réseau des Ardennes.
          Amputée en 1871 de sa partie alsacienne et mosellane, la compagnie ne la réclame pas en 1918. Une administration d'État (le Réseau ferroviaire d'Alsace-Lorraine) gèrera cette partie du réseau jusqu'en 1937 et la création de la SNCF ; la signalisation et la conduite à droite de norme allemande perdurent encore de nos jours.
         Ceux de la locomotive: Les Gueules noires ! Au service de la traction, race fière de ses connaissances et jalouse de ses prérogatives. Le mécanicien et le chauffeur, "l'équipe" arrivaient ensemble au dépôt, marchant du même pas, penchés du même côté pour compenser le poids du sac squarmouth, une sorte de grosse sacoche en cuir. Tous deux chaussés des mêmes galoches en cuir noir, à semelles de bois, vêtus des mêmes vêtements patinés de crassin, cette poussière grasse. Ils franchissaient la porte du dépôt, passaient au "bureau de la feuille", pointaient et gagnaient la remise où leur "bécane" les attendait déjà haletante.
         Le mécanicien commençait alors le graissage, cérémonial soigneusement respecté avec la burette qu'il n'aurait jamais confié au chauffeur, qui pendant ce temps montait la pression et remplissait d'eau le tender, ainsi que le sable nécessaire pour éviter le patinage des roues dans les rampes sévères ou aux démarrages difficiles. D'emblée le mécanicien voyait s'il avait un bon ou un mauvais charbon sans trop de cailloux ni de poussières.
          C'est le charbon qui conditionnait la bonne humeur ou la "rogne" de l'équipe. Pendant la guerre celà posa de réels problèmes aux roulants. La tête au vent à guetter les signaux et le ventre au feu, quel dur métier!

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 03:27

 

 

La famille DIDIER est originaire de la Haute-Marne, d'un petit village agrippé sur les flans d'une vallée, il se nomme SARREY, tout proche d'Is-en-Bassigny.

Baigné par la rivière la Traire et le ruisseau de Lavau.

On retrouve son origine avec le mariage de Nicolas DIDIER et de Gabrielle CHARNOT, le 9 novembre 1739, il reste dans ce charmant petit village de nombreuses traces de la (ou des) famille DIDIER.

Il faut prendre le temps, un jour, de monter à pied la vieille rue qui monte à l'église, pour comprendre le quotidien de nos anciens.

Au gré des alliances, on les trouve à Humes-Jorquenay, à Marmesse et à Chateauvillain.

 

Nicolas DIDIER en ce mois de novembre 1870, est inquiet, les colonnes prussiennes du Prince Frédéric-Charles venant de Metz, se dirigeaient vers Chaumont, à la poursuite de l'armée de la Loire. En quelques semaines la défaite était consommée.

Dans sa petite maison du six de la rue du puits au loup, à Chateauvillain, Nicolas avait fêté sans joie le 1er novembre les treize ans de leur fils Emile, la fille cadette, Eugénie avait eu dix ans au mois de juillet.

Le 4 novembre commençait le siége de Belfort. Le 18, cela faisait déjà quatorze ans qu'il avait pris pour épouse Hortense GUILLAUME originaire du hameau de Marmesse où son père était instituteur.

Les troupes encore disponibles dans l'est, appuyées de comités de défense locale levés après les défaites de l'été, furent invitées à entamer une "guerre de partisans". Ainsi naquirent les corps des "francs tireurs", corps de volontaires d'entité variable, qui auraient constitué, avec les garibaldiens italiens, le cœur de l'armée de Garibaldi, en peu de mois.

Après la capitulation de Sedan et pendant qu'ils assiégeaient Paris, les Prussiens consolidèrent les conquêtes à l'Est. Le 17 octobre, les troupes du général Werder occupèrent Luxeuil et Vesoul, le 26 Gray, le 27, elles avancèrent sur Dijon

.

 

Le 8 décembre 1870, un détachement de voltigeurs sortit de Langres pour venir attaquer la garnison prussienne de Chateauvillain, en effet depuis

 

plusieurs jours, on ignorait complètement à Langres ce qui se passait dans le reste de la France.

Il n'y avait pas plus de 200 prussiens dans la ville, ils logeaient chez l'habitant et, le matin leurs officiers avaient chassé dans le parc aux daims.

L'attaque eu lieu de nuit, au cri de Vive la France, le capitaine fait sonner la charge, arrivés sur la place de l'hôtel de ville, il y a une fusillade excessivement vive, nous voyons tomber plusieurs soldats allemands, une soixantaine de rescapés se réfugient dans les halles, les français sont maîtres de la gare et de toute la ville à l'exception de la halle !

Rien à faire sans artillerie, l'attaque aurait coûté trop de sang et trop de temps et l'ordre était formel de ne pas tenir Chateauvillain .Trois jours après les quatre compagnies de mobiles français rentraient à Langres, alors que 1200 à 1500 prussiens s'installaient maintenant à Chateauvillain venant dés lendemain de Chaumont pour secourir leur garnison attaquée.

Le soir du 23 décembre, un groupe de francs-tireurs parti de Langres, attaquait la voie de chemin de fer à Bricon, le train de Chaumont de 22 wagons transportant quatre cents hommes dérailla, le feu de notre patrouille en laissa cent quatre-vingt sur le terrain.

 

« L'année terrible » se terminait avec un hiver très rude, et en ce début de l'année 1871, Nicolas DIDIER, malgré l'armistice porteuse de paix, allait subir l'ultime épreuve qui allait le ronger tout le reste de sa vie, avec le décès d'Emile sont unique garçon âgé de seulement 14 ans. Nicolas était sans nouvelle de son ami Louis Lecharny, le parrain de sa fille Eugénie qui était le concierge des halles avant l'occupation des prussiens. Nicolas, lui le cantonnier, il aura du travail à réparer toutes ces voies sabotées quand cette guerre sera terminée. Mais le destin va en décider autrement. La nouvelle frontière a coupé les départements issus de la révolution, c'est ainsi que les départements de la Moselle et de la Meurthe sont partagés avec l'Allemagne, le coté français prendra le nom de Meurthe et Moselle et le restera jusqu'à nos jours.

Le long de cette nouvelle frontière, les communications sont modifiées, les chemins de fer ont besoin de créer de nouvelles lignes, de nouveaux embranchements et de nouveaux ouvrages d'art.

A Thiaucourt, il y a un projet de ligne ferroviaire d'intérêt local vers Toul, il a aussi les études avec Onville et avec Lérouville. Nicolas sera volontaire pour « s'expatrier » dans l'Est, pour participer à la réalisation des travaux qui vont durer très longtemps. Sur l'acte de mariage de sa fille Eugénie avec Emile Cordier à Thiaucourt le 11 novembre 1879, il est indiqué qu'il est employé au chemin de fer.

 

 

 

 

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 02:12

la guerre de 1870 en Moselle

 

 

 

Le berceau de la famille Cordier se situe à Boulay-Moselle où notre patriarche Jean Cordier est né vers 1650 à Volmerange les Boulay.

A Boulay ce 19 juillet 1870, Joseph Cordier âgé de 79 ans, est triste, son épouse Marie Anne Bettinger est décédée depuis le 1er janvier, et, il repense à ce mardi 11 juillet 1820 où il prend pour épouse la jeune Marie Anne, ils avaient chacun 28 ans, fille d'un drapier, elle descendait de vieilles familles boulageoises. Joseph avait travaillé à la « fabrique » un atelier fabricant de chapeaux, installée dans l'ancien hôtel de ville, la Halles. Et lorsque la loi de 1829 instaura  la distribution et la collecte du courrier dans toutes les communes rurales, il devint alors facteur rural.

Joseph avait eu quatre fils :

André était décédé à l'âge de deux ans,

Joseph l'aîné a 49 ans, il a trois enfants.

Jean-Nicolas notre ancêtre a 46 ans, il a six enfants.

Nicolas a 43 ans il a eu onze enfants, cinq sont encore vivant en ce mois de juillet 1870.

Le 25 juillet 1870, le III° corps d'armée française vient camper à Boulay sous les ordres du Maréchal Bazaine qui y établit son quartier général, ce séjour fût de courte durée, Bazaine se rendait à St Avold, ne laissant à Boulay que l'artillerie de réserve et la division de cavalerie jusqu'au 31 juillet.

Il faut avoir vu ces figures noircies par le soleil, sales de la poussiére de la route, se réveiller et ces yeux lancer des éclairs quand arrive sur la place de Boulay, la fanfare du 11éme bataillon de chasseurs qui entonne avec éclat la Marseillaise.

 

Le 4 août la Garde Française bivouaque aux étangs à Volmerange et se replie sur Metz le 5. Bazaine rencontre l'empereur à Boulay le 4 août, le 6, le IV corps d'armée française de Bouzonville vint à Boulay pour préparer un regroupement pour se replier le 7 sur Metz.

Dans "son carnet de prisonnier de guerre" l'ancien voltigeur de la garde Meyret, note à la date du 4 août "nous partons demain pour Boulay". Le lendemain 5 août, la vision des troupes rassemblées lui inspire ces lignes: "Nous voici à Volmerange...quel splendide spectacle que cette armée rassemblée dans ces vallons qui que couronnent des vergers, des bouquets de bois, à perte de vue des tentes, des masses de cheveaux au piquet, des pièces de canon alignées au cordeau, et cette rumeur immense qui ressemble à la respiration d'un géant endormi / Les gaies sonneries des trompettes de cavalerie dominent les batteries des tambours ou le grave clairon de nos fantassins; les chevaux hénissent, les hommes sont gais, vifs et pétulants autour des cuisines de campagne dont on voit les fumées au loin; on dirait une revue à longchamp, à cette seule différence qu'ily a ici 81 000 hommes qui vont se heurter à 300 000, peut-être davantage"

le lendemain, Meyret note seulement : " 6 août. Nous partons à la hâte, le camp est levé en un clin d'oeil."

Jusqu'au 6 août, la Lorraine messine et la région de Boulay, en particulier, ont connu une trés vive activité militaire, avec la formation et la concentration des armées, avec les mouvements qui d'étapes en étapes devaient les conduire vers l'Est. Si la frontiére allemande a étè approchée dans cette zone, elle n'a pas ou pratiquement pas été franchie et les actions de guerre ont été limitées à de bréves escarmouches, qui n'ont mis en présence que de modestes détachements.

Le 6 aoùt, les allemands livent bataille à l'armée de Mac Mahon, qui subit une lourde défaite à Froeschwiller. L'Alsace est perdue. Dans le même temps l'armée française subit un grave revers: le général Frossard est battu à Forbach. La situation est à ce point grave que les responsables militaires doivent se résoudre à battre en retraite.

Le 7 août, , la 7éme Division de Cissey basée à Téterchen, fait marche arrière sur Boulay avec le 2éme hussard. Les tentes sont déployées, les bagages déchargés et l'abreuvoir ordonné pour les cheveaux. Le bivouac de la veille établi loin des cours d'eau n'avait pas permis de les faire boire suffisament. Malheureusement la sécheresse qui règne depuis l'entrée en campagne est telle que le petit cours d'eau qui passe à Boulay est complétement vide et tari. Les abreuvoirs publics et privés sont mis en réquisition et l'opération commencée à quatre de l'aprés midi n'est terminée qu'à sept heures et demi du soir.

Le 8 août au matin, un groupe d'Uhlans prussiens parut à Boulay et repart aussitôt.

Le 9 août un détachement plus important se présente, l'arrière garde française est rappelée en toute hâte de Condé et des Etangs. Combat dans Boulay entre un détachement français du 2éme hussard de 30 à 40 cavaliers et les cavaliers Uhlans prussiens au corps à corps au sabre et à la lance, les chefs des deux groupes sont tués et reposent au même cimetière de Boulay.

Le10 août un escadron du 2éme hussard est appelé à fournir une reconnaissance avec ordre de "fouiller Boulay" , cet escadron constate que l'ennemi occupe ce village et y a fait prisonniers les quatre blessés français et les habitants de Boulay qui voulaient les ramener à Metz.

 

Nos anciens s'étaient cachés ou avaient évacué les familles ?

 

 

Le 11 août, c'est le 5°régiment de Uhlans qui pousse jusqu'à Condé et arrive aux Etangs le 12 à cinq heures du matin.

Le 12 août, le VII° corps d'armée Prussien arrive à Boulay sous les ordres du Général Von Alvensleben, puis se dirige vers Metz, via les Etangs.

Le 14 août, l'Alsace et la Lorraine sont au pouvoir de l'ennemi.

Un camp de prisonniers créé aux environs d'Ottonville donnera ‘l'occasion au Boulageois de faire preuve de dévouement et de zèle patriotique en donnant à manger, à boire et des vêtements aux prisonniers qui n'avaient pour toute nourriture que du pain bis et du café noir et pour vêtements, des uniformes déguenillés, saturés de pluie, de sueur et de vermines couchant sur le sol détrempé par les pluies diluviennes.

Pendant six mois les enfants étaient dans les rues, au milieu des soldats et de mille autres dangers. Il était temps de les faire rentrer à l'école, on appropria à la hâte les salles de classe et les enfants rentrèrent le 20 janvier 1871.

 

Le 10 mai 1871, par le traité de Francfort, la France cède à l'Allemagne le quart de la terre lorraine et la moitié de ses hauts fourneaux.

Les sujets français, originaires des territoires cédés, domiciliés actuellement sur ce territoire, qui entendront conserver la nationalité française, jouiront, jusqu'au 1er octobre 1872, et moyennant une déclaration préalable faite à l'autorité compétente, de la faculté de transporter leur domicile en France et de s'y fixer, sans que ce droit puisse être altéré par les lois sur le service militaire, auquel cas la qualité de citoyen français leur sera maintenue. Ils seront libres de conserver leurs immeubles situés sur le territoire réuni à l'Allemagne. Aucun habitant des territoires cédés ne pourra être poursuivi, inquiété ou recherché, dans sa personne ou dans ses biens, à raison de ses actes politiques ou militaires pendant la guerre,

Ce sera les optant dont la démarche va séparer les familles et engendrer de vrais cas de conscience entre le fait de rester français et d'abandonner son village, ses amis, ses parents quelquefois. Mais à ce moment là, beaucoup avaient déjà pris leur décision et quitté la Moselle annexée.

La veille Joseph avait réuni tous les siens dans sa petite maison du 124 de la rue de Saint-Avold à Boulay, ses sept frères et sœurs étaient décédés, il interrogea un à un ses enfants, Joseph, Jean-Nicolas et Nicolas, tous trois bien décidés à ne pas servir le « prussien », décident d'opter pour la France et de s'installer pas très loin de la nouvelle frontière, pour être prêt pour le retour qu'ils pensent rapide.

Joseph, sait lui, qu'avec son âge, il ne reverra jamais la terre de ses ancêtres qui reposent si nombreux dans le petit cimetière sur la hauteur de l'église et surtout qu'il n'ira plus chaque semaine se recueillir sur la tombe de sa Marie-Anne qu'il avait tant aimé et avec qui il avait partagé les bons et les mauvais moments. Il y avait eu la naissance de leur premier enfant Joseph en 1821 quelques semaines après la mort de Napoléon sur son île, ensuite en 36 il y avait eu la mort du benjamin, leur petit André qui était alors âgé d'à peine vingt trois mois.

Sa décision était prise c'est avec son fils Nicolas qu'il irait s'installer à Blénod-Lès-Pont-A-Mousson, à une dizaine de kilomètres de la nouvelle frontière, pour sentir sur son visage, ce vent du nord qui vient du pays.

Nicolas s'installe donc comme boulanger à Blénod les Pont à Mousson, le travail ne manque pas car les réfugiés sont nombreux à s'installer au plus proche du pays. Joseph fils de Nicolas sera aussi boulanger et, c'est dans cette boulangerie que Gabriel Cordier, notre grand père, fera son apprentissage de boulanger pâtissier, il couchait dans une caisse en bois, et l'épouse de Joseph benjamin s'exclamait « Monsieur Cordier, vos commis, font le théâtre ! » lorsque ces derniers se distrayaient. Leur fils Jean Nicolas était encore appelé en mosellan « Hanz Necklé » ce qui rappelait bien les origines de ces boulangers.

 

C'est à Nancy, que Joseph l'aîné va s'installer comme charcutier avec sa famille, lorsque notre grand père Gabriel, effectuera son service militaire au 79° Régiment d'Infanterie à Nancy en 1901, il donnera la main à la charcuterie.

 

Jean Nicolas, le grand père de Gabriel, nos aïeux directs, s'installe lui aussi à proximité de la frontière, à Thiaucourt avec ses six enfants : Virginie, Emile, Edmond Joseph, Nicolas Julien, Marie Mathilde et Eugène.

C'est dans l'épicerie que Jean Nicolas et ses fils Emile et Nicolas Julien vont se développer sur Thiaucourt.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 juillet 2006 1 24 /07 /juillet /2006 18:04

 

 

La Généalogie,

Notre arbre remonte au début du XVII° siècle dans les années 1607. Il représente 11 générations d'ascendance par rapport aux cousins de ma génération soit plus de 2000 aïeux potentiels.

Pour nos enfants, le potentiel est de plus de 4000. Pour nos petits enfants il est alors de plus de 8000 aïeux pour remonter la même ascendance et celle des conjoints.

Le calcul n'est pas compliqué, nous avons deux parents, quatre grands-parents, huit arrière grands-parents. Etc..

Un lieu:
Essey et Maizerais

 

Nous avons vu qu'Emile Cordier, l'un des six enfants de Jean-Nicolas, avait pris épouse en 1879, à Thiaucourt. Après ce mariage, il s'installe à 7km, à Essey et Maizerais (54) comme épicier quelque part dans la rue principale (ancien garage Davril ?).

Le 3 Mars 1889, il se porte acquéreur d?une chènevière (1) de 6 ares et 12 centiares (2) au lieu dit du Jard à Essey pour le prix de 50 Francs.

Le 22 janvier 1912, Emile se porte acquéreur pour 2600 francs, de deux maisons contiguës situées à l'angle du chemin de ville et de la rue du pont, pour les réunir en une seule bâtisse , qui sera complètement détruite pendant la guerre de 1914/1918. Il ne restera que les fondations.

Les dommages de guerre estimés par le cabinet d'architecte Lafarge de Toul seront évalués à 86186 francs le 25 octobre 1920. (soit l'équivalent de 66500 euros de nos jours)

Cette maison restera dans la famille Cordier jusqu'au décès de Gabriel Cordier en 1963.

J'ai toujours la nostalgie de cette demeure où enfant, nous passions, toutes nos vacances scolaires.

Avant que l'on ajoute Maizerais, Le nom était Essey en Voivre (Woëvre), bourg de l?ancien duché de Bar sur le Mad. Les écarts se composaient : du hameau de Maizerais, de la chapelle et du moulin de Saint Gibrien. En 1822, il y avait 750 habitants , aujourd'hui, il n'y en a plus que 375 .

Les habitants se nomment les Acaciens et les Acaciennes..

Le village appartenait à l'origine à l'abbaye de Saint Mihiel, il est question d?Essey dans un titre de 944.

Essey fut érigé en Comté, le 29 avril 1724, dont dépendaient Baumont, Pannes, Beney, Seicheprey, Xivry, Mandres, Sanzey, Freméreville et quelques villages de la Meuse.

L?église d?Essey date du XIII° siècle. Un château appartenait à la famille Du Hautoy.

Ces armoiries furent représentées sur les sceaux de la justice d'Essey en Woëvre, érigé en comté en 1724.

 

Essey a été le berceau de deux personnages importants: Jean Forget, né en 1598 , premier médecin de Charles IV et Clément Rouyer, savant horticulteur.

(1) Chènevière: Champ où croît le chanvre ( Canebière dans le Sud-est, d'où le nom de la célèbre avenue de Marseille.)

 

(2) un are = 100 centiares

Un centiare = 1 mètre  carré




 

Portrait

Pour ce second portrait c'est tout naturellement que j ai choisi Gabriel Cordier l époux d'Alice.

Gabriel Nicolas Cordier dit Gaby, voit le jour le vendredi 31 décembre 1880 à 7h00 du matin à Essey et Maizerais, il est le fils d Emile Cordier et d Eugènie Didier, deux amis du père sont témoins: François Roux et Arthur Gentilhomme.

 

Très jeune, il apprendra le métier de Pâtissier-Boulanger à Blénod les Pont à Mousson, chez Nicolas Cordier (1827 - 1902) le frère de son grand-père !

La vie ne devait pas être drôle tous les jours, il dormait dans une caisse en bois, et quand il blaguait avec les pâtissiers, sa grande tante disait à son époux: « Monsieur Cordier, vos commis font le théâtre.. »

Il restera à Pont à Mousson, jusqu à son service militaire. Il fait partie de la classe 1900. Lors du conseil de révision il mesure 1m63, yeux bruns, nez long ,sourcils noirs, cheveux marrons, menton rond, bouche moyenne, visage oval et pieds légèrement plats!

Son degré d'instruction est de niveau 3 (sur une fourchette de 1à 5, instruction primaire plus développée!).

Il est incorporé au 79° régiment d'infanterie à Nancy le 16 Novembre 1901, (matricule 4694), pour trois ans, il obtiendra le certificat de bonne conduite et sera mis en congé le 18 septembre 1904. Son régiment est à Blandan, à Molitor et à Landremont dans Nancy.

Du 21 août au 16 septembre 1907, il accomplit une période d?exercice au 69°R.I. et du 6 au 22 février 1911, une autre période d'exercice au 79° R.I.

 

Le 1er Octobre 1914, il passe dans l'armée territoriale , là, je manque d?informations (et fait appel aux anciens) , il aurait servi à la citadelle à Verdun comme boulanger ? (dans les sections de commis ouvriers) le chiffre 12 de son uniforme ne m'a pas aidé?

Il se marie le 31 juillet 1906 à Conflans (54) avec Alice Morel. Il est déjà installé à Mirecourt (88) au 14 rue des halles (aujourd'hui :rue Chanzy). Son fils Jean né le 24 janvier 1910, Gabriel est âgé de 29 ans. Au mois de mars 1913, il s installe boulanger à Jarny, à l?angle de la rue de la gare.

Après la guerre, lors de la naissance de sa fille Paulette le 17 juillet 1927, Gabriel est âgé de 46 ans. En 1938, il est toujours à Jarny comme « rentier », pour la seconde guerre il rejoint avec sa famille son père à Essey.

 

Au décès de son épouse, le 30 décembre 1958, Gabriel, âgé de 77 ans va habiter chez sa fille à Broussey , les plus jeunes se souviennent certainement de ce grand-père perdu toujours tourné dans la direction d'Essey à prier à se signer à chaque croix, les jeunes diables que nous étions alors ne comprenions certainement pas cette immense tristesse qui devait l envahir séparé de son village natal pour les dernières années de sa vie .

Il décédera à Broussey (55) le vendredi 8 Mars 1963 à l'âge de 82 ans. Il est inhumé à Essey (coté droit)

Plus jeune, c'était un gentil grand-père, blagueur, bon vivant, travailleur. Pour quelques francs il louait les bas-côté de la route pour couper l herbe pour ses lapins et donnait un coup de main aux paysans pour avoir du grain.

Je me souviens de lui dans son jardin , dans la remise où il fendait le bois, ainsi que de sa corvée journalière pour aller chercher l'eau potable chez la voisine (il n y avait qu'un mauvais puits) et tous les soirs, le bidon à la main il allait chercher le lait à la ferme. Une vie bien réglée dans le village qui l'avait vu naître et revenir.

 

Gabriel: Prénom hébraïque signifiant « Force de Dieu » , dérivés: Gabi, Gaby, Gabor.

 

 

 

Un Blog familial

 

Rendez vous sur

http://acaciens.over-blog.org/

 

C?est la mode, chacun a le sien et pourquoi pas nous? Le nom Acaciens correspond au nom des habitants d'Essey.

Vous pouvez bien entendu laisser des réponses et/ou commentaires sur les articles. C'est le début, mais cela peut devenir, un outil intéressant. Je ferai attention de ne pas tout diffuser. (confidentialité)

 

 

 

 

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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 23:58

Les Acaciens et les Acaciennes sont les habitants d'Essey et Maizerais, voilà pourquoi ce clin d'oeil, dans le nom du site.

Nous reparlerons d'Essey dans le prochain numéro de en passant par la Lorraine

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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 02:28

Editorial

Garder le contact, établir un lien entre les différents cousins descendant de la famille Cordier d?Essey-et-Maizerais, tel serait le but de cette feuille sans prétention. Nous sommes tous très éloignés géographiquement mais nous avons certainement beaucoup de choses à nous dire et ce support est à votre disposition.

Jean Paul

La Généalogie,

C est à partir d avril 2005, que je suis tombé dedans, le terme n est pas trop fort, car c est en rangeant les papiers de famille de maman Paulette Cordier, née Clément, décédée un an auparavant, que j ai attrapé le virus .

En effet je ne connaissais pratiquement rien de sa famille et, du côté de mon père , Jean Cordier, je disposais d un arbre succinct mais déjà avancé. En une année j ai fais de grands pas et dénombré plus de 600 ancêtres du couple Cordier-Clément. Les recherches par internet et par la consultation des archives départementales m?ont permises de faire des découvertes inattendues que nous partagerons ensemble.

La généalogie sera un élément important de cette feuille d?échanges.

Nous découvrirons des personnages, mais aussi des lieux , des métiers, des corporations et des énigmes.

 

 

Un lieu:
Thiaucourt (54)

 

Après la guerre de 1870, la famille Cordier quitte Boulay en Moselle (qui sera annexée par l Allemagne suite à la défaite)

Jean Nicolas Cordier y sera épicier, son épouse Barbe Nanus y décède en 1875, Jean Nicolas se remarie à Thiaucourt en 1880. Il y décédera en octobre 1914 à son domicile, rue Carnot..

La maison et les deux magasins étaient grand rue et rue Marion.

Son fils Emile Cordier se marie à Thiaucourt le 11 novembre 1879 avec Eugènie Didier.

On retrouve sur le blason de Thiaucourt les grappes de raisin, avec le cru fameux du fer à Cheval, la région était réputée pour son vin, un cartulaire daté de 1157 fait déjà mention de la qualité du vin de Thiaucourt. Nous verrons que nous avons beaucoup d ancêtres vignerons de cette région.

(cartulaire: latin médiéval, recueil de chartes contenant la transcription de titres de propriétés d une église ou d un monastère)

Situé à 18km au Nord-Ouest de Pont-à-Mousson, en direction de Verdun , depuis la grande guerre 1914-1918 porte le nom de Thiaucourt-Régniéville en mémoire de ce village détruit dont le territoire lui est désormais rattaché.

Deux nécropoles militaires importantes rappellent les combats , l une américaine de plus de 4000 soldats, tués en majorité lors de l offensive du 12 septembre 1918, l autre allemande de plus de 12 000 hommes.

 

Thiaucourt : Donation partage du 22 mai 1907:entre les membres de la famille Cordier, lot attribué aux héritiers

Thiaucourt (vignes)

22a32ca à la petite côte.6a88ca en Holpémont ,10 ares en Martinlaray,14 ares en bélair

6 ares à la vallée des Pourceaux (friche)3 ares à la veau des puits, 7 ares à la Cloëre, Rays au camp de la lune 1 franc, 6a88 au bois brûlé,1 are au même lieu, 3 ares au même lieu

Terre, 8 ares en Lançon

Une petite maison faubourg d'Euvezin sise en ville de Thiaucourt

masse active: une maison ville de Thiaucourt grande rue et rue Marion comprenant deux magasins, chambres et cuisine au rez de chaussée, chambres au premier et second étage, greniers au dessus du tout, caves sous le sol, aisances et dépendances. estimée 12 000 francs.

une maison ville de Thiaucourt grande rue et rue Marion comprenant deux magasins, chambres et cuisine au rez de chaussée, chambres au premier et second étage, greniers au dessus du tout, caves sous le sol, aisances et dépendances. estimée 12 000 francs.du 22 mai 1907:entre les membres de la famille Cordier, lot attribué aux héritiersune maison ville de Thiaucourt grande rue et rue Marion comprenant deux magasins, chambres et cuisine au rez de chaussée, chambres au premier et second étage, greniers au dessus du tout, caves sous le sol, aisances et dépendances. estimée
12 000 francs.

Portrait

Pour ce premier portrait j ai choisi Alice Cordier née Morel, notre grand-mère et arrière grand-mère et Aïeule pour les plus jeunes.

Alice Julie Morel est née le 3 décembre 1882 vers midi à Conflans en Jarnisy (54)

Son pére Joseph Remy Morel marchand de vin en gros, est alors agé de 34 ans toute la famille Morel est originaire du village de Bouillonville à quelques kilomètres de Thiaucourt..

Sa mère Marie Emelie Saillet est âgée d un peu moins de 28 ans, sa famille est originaire de Boinville en Woévre dans la Meuse pas loin d Etain (55).

Elle se marie avec Gabriel Cordier le 31 juillet 1906 à Conflans (54).Alice a eu deux enfants : Jean en 1910 et Paulette en 1927.

Ils seront boulangers à Mirecourt (88) vers 1910, puis vers 1912 à Conflans Jarny .Vers la seconde guerre elle revient à Essey et Maizerais où elle décédera le 30 décembre 1958 vers 15h00.

J ai le souvenir d une vraie gentille grand-mère qui avait des difficultés pour marcher, mais que j ai toujours vu avec le sourire lorsque nous passions nos vacances d été à Essey dans les années cinquante (1950-1958)

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Essey 3 Septembre 1944

Alice au centre

 

 

 

 

 














 

 

Etat Civil

Comment faire pour remonter son arbre ?

Les actes qui ont moins de cent ans sont conservés par les mairies et ne sont pas consultables librement, une précaution prise par le législateur pour protéger la vie privée, toutefois en prouvant sa filiation on peut obtenir une copie intégrale de l acte concerné et c est l acte de mariage qui fournit le maximum de renseignements car il indique les filiations, les témoins, les professions. C est depuis 1792 que les actes de la vie courante (naissance, mariage et décés) sont tenus par les mairies, avant cette date il s agissait des registres du clergé (baptême, mariage et sépulture) et ne concernent donc que les cultes concernés les premiers registres nous concernant remontent en général à la fin du XVIéme siècle. Pour la famille Calot l ancêtre est Claude Calot né en 1623.Pour la famille Cordier l ancêtre est Jean Cordier né vers 1654.Pour la famille Mullot, Jean-Pierre nous donnera l information.

Sur ces anciens registres l orthographe n est pas très rigoureuse et dépendait du curé qui établissait l acte, un nom propre peut ainsi être orthographié de façons tout à fait différentes

 

 

 

 

 

« Celui qui ne sait d'où il vient ne peut savoir où il va, car il ne sait pas où il est.

En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l?avenir. »

 

(L'Archiduc Otto de Hasbourg-Lorraine à Nancy )

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Published by Jean Paul - dans Bulletins
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