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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 03:27

 

 

La famille DIDIER est originaire de la Haute-Marne, d'un petit village agrippé sur les flans d'une vallée, il se nomme SARREY, tout proche d'Is-en-Bassigny.

Baigné par la rivière la Traire et le ruisseau de Lavau.

On retrouve son origine avec le mariage de Nicolas DIDIER et de Gabrielle CHARNOT, le 9 novembre 1739, il reste dans ce charmant petit village de nombreuses traces de la (ou des) famille DIDIER.

Il faut prendre le temps, un jour, de monter à pied la vieille rue qui monte à l'église, pour comprendre le quotidien de nos anciens.

Au gré des alliances, on les trouve à Humes-Jorquenay, à Marmesse et à Chateauvillain.

 

Nicolas DIDIER en ce mois de novembre 1870, est inquiet, les colonnes prussiennes du Prince Frédéric-Charles venant de Metz, se dirigeaient vers Chaumont, à la poursuite de l'armée de la Loire. En quelques semaines la défaite était consommée.

Dans sa petite maison du six de la rue du puits au loup, à Chateauvillain, Nicolas avait fêté sans joie le 1er novembre les treize ans de leur fils Emile, la fille cadette, Eugénie avait eu dix ans au mois de juillet.

Le 4 novembre commençait le siége de Belfort. Le 18, cela faisait déjà quatorze ans qu'il avait pris pour épouse Hortense GUILLAUME originaire du hameau de Marmesse où son père était instituteur.

Les troupes encore disponibles dans l'est, appuyées de comités de défense locale levés après les défaites de l'été, furent invitées à entamer une "guerre de partisans". Ainsi naquirent les corps des "francs tireurs", corps de volontaires d'entité variable, qui auraient constitué, avec les garibaldiens italiens, le cœur de l'armée de Garibaldi, en peu de mois.

Après la capitulation de Sedan et pendant qu'ils assiégeaient Paris, les Prussiens consolidèrent les conquêtes à l'Est. Le 17 octobre, les troupes du général Werder occupèrent Luxeuil et Vesoul, le 26 Gray, le 27, elles avancèrent sur Dijon

.

 

Le 8 décembre 1870, un détachement de voltigeurs sortit de Langres pour venir attaquer la garnison prussienne de Chateauvillain, en effet depuis

 

plusieurs jours, on ignorait complètement à Langres ce qui se passait dans le reste de la France.

Il n'y avait pas plus de 200 prussiens dans la ville, ils logeaient chez l'habitant et, le matin leurs officiers avaient chassé dans le parc aux daims.

L'attaque eu lieu de nuit, au cri de Vive la France, le capitaine fait sonner la charge, arrivés sur la place de l'hôtel de ville, il y a une fusillade excessivement vive, nous voyons tomber plusieurs soldats allemands, une soixantaine de rescapés se réfugient dans les halles, les français sont maîtres de la gare et de toute la ville à l'exception de la halle !

Rien à faire sans artillerie, l'attaque aurait coûté trop de sang et trop de temps et l'ordre était formel de ne pas tenir Chateauvillain .Trois jours après les quatre compagnies de mobiles français rentraient à Langres, alors que 1200 à 1500 prussiens s'installaient maintenant à Chateauvillain venant dés lendemain de Chaumont pour secourir leur garnison attaquée.

Le soir du 23 décembre, un groupe de francs-tireurs parti de Langres, attaquait la voie de chemin de fer à Bricon, le train de Chaumont de 22 wagons transportant quatre cents hommes dérailla, le feu de notre patrouille en laissa cent quatre-vingt sur le terrain.

 

« L'année terrible » se terminait avec un hiver très rude, et en ce début de l'année 1871, Nicolas DIDIER, malgré l'armistice porteuse de paix, allait subir l'ultime épreuve qui allait le ronger tout le reste de sa vie, avec le décès d'Emile sont unique garçon âgé de seulement 14 ans. Nicolas était sans nouvelle de son ami Louis Lecharny, le parrain de sa fille Eugénie qui était le concierge des halles avant l'occupation des prussiens. Nicolas, lui le cantonnier, il aura du travail à réparer toutes ces voies sabotées quand cette guerre sera terminée. Mais le destin va en décider autrement. La nouvelle frontière a coupé les départements issus de la révolution, c'est ainsi que les départements de la Moselle et de la Meurthe sont partagés avec l'Allemagne, le coté français prendra le nom de Meurthe et Moselle et le restera jusqu'à nos jours.

Le long de cette nouvelle frontière, les communications sont modifiées, les chemins de fer ont besoin de créer de nouvelles lignes, de nouveaux embranchements et de nouveaux ouvrages d'art.

A Thiaucourt, il y a un projet de ligne ferroviaire d'intérêt local vers Toul, il a aussi les études avec Onville et avec Lérouville. Nicolas sera volontaire pour « s'expatrier » dans l'Est, pour participer à la réalisation des travaux qui vont durer très longtemps. Sur l'acte de mariage de sa fille Eugénie avec Emile Cordier à Thiaucourt le 11 novembre 1879, il est indiqué qu'il est employé au chemin de fer.

 

 

 

 

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Published by Jean Paul - dans Militaires et guerres
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commentaires

Jean Paul 29/03/2009 03:38

L'église et la mairie sont celles de SARREY en Haute Marne, le village d'origine de la amille DIDIER, la branche maternelle de Gabriel CORDIER